GIRAN aux abois fait rentrer le CORNILEAU à la niche...

Le soir du premier tour, après la déculottée électorale reçue dans les urnes par notre selfiste de maire, Jean-Pierre GIRAN aurait pu tirer sa révérence avec un minimum d’élégance ; se retirant de la scène politique comme son mentor (le Général De Gaulle, pas Gérard) l’a fait en son temps – la hauteur en moins.

C’est d’ailleurs ce qu’il laissait entendre au journaliste de Var-Matin venu recueillir ses états d’âmes le soir de l’élection, avant que notre édile ne regagne précipitamment son domicile pour aller y noyer son chagrin… dans sa salle de bain ?

Mais, dès le lendemain, dans les colonnes du même journal, le maire expliquait qu’il avait la meilleure équipe, le meilleur projet, la meilleure vision et que, certes, son âge avançait (c’est un doux euphémisme) mais que c’était surtout la faute aux réseaux sociaux s’il avait échoué.

Zéro remise en question, le type !

En résumé : le GABIAN M’A TUER. Oubliant peut-être au passage que c’est de ses propres coquilles que le volatile avait éclos…

Depuis, notre gaillard semble visiblement avoir repris du poil de la bête et, lundi matin, dès potron minet, la combinazione a commencé et la grande tambouille hyéroise s’est remise à mijoter.

Aux fourneaux, sa fille Caroline venue prêter main forte à Papounet. Une aide filiale évidemment désintéressée… quoique : sans un petit coup de pouce électoral, le poste de directrice générale des services (DGS) de la Métropole pourrait bien lui passer sous le nez… Monde cruel !

Jusqu’ici, les rumeurs de comptoir allaient bon train ; annonçant un rapprochement MASSUCO-GIRAN. A la terrasse des cafés, les stratèges du demi-pression murmuraient que le maire laisserait la tête de liste au jeune avocat hyérois, en échange de six à huit places pour ses colistiers.

Sur le papier, si le report des voix était complet, l’addition pourrait paraître séduisante.

21,31 % + 15,9 % = une chance de victoire ?

Mais chacun sait que la politique, ce n’est pas qu’une simple affaire de calculette…

Finalement, surprise aujourd'hui dans notre feuille de chou locale qui vient démentir la rumeur : non seulement GIRAN n’a pas laissé Béton, mais c’est même sur son ancien adjoint à l’urbanisme que son choix se serait finalement porté.

Celui-là même qui, pendant la campagne, nous jurait la main sur le cœur – à la manière d’un Jérôme CAHUZAC à l’Assemblée Nationale – qu’il ne rallierait JAMAIS le maire sortant.

À sa décharge, avec 8,47 % des suffrages le soir du premier tour, François CORNILEAU n’avait pas beaucoup d’options : soit donner les clés de la ville au RN, soit plier ses gaules.

Et après des mois de campagne à tirer en off sur le taulier, le CORNILEAU a finalement annoncé hier soir à ses colistiers médusés qu’il rentrait sagement à la niche.

Dans la salle, une voix s’éleva : «je comprends pas ! Plus personne n’en veut et nous on retourne avec lui ? ». Une interrogation certes légitime...

Ce soir-là, l’Union des Hyérois a tourné court, prenant des allures de divorce express ; dix des colistiers claquant la porte dans la foulée, parmi lesquels Laurent CUNEO et Patrick COLLET, tandis que les autres mettaient pudiquement un mouchoir sur leurs convictions. Ambiance.

En tout cas, cette séparation en mauvais termes ne semble pas poser plus de soucis métaphysiques que cela à François CORNILEAU aperçu ce midi hilare au QG de campagne de Jean-Pierre GIRAN, en compagnie de l’incontournable Roland ATLAN, chauffeur bénévole du maire (lire ici).

Belle promotion pour l’ancien adjoint à l’urbanisme qui serait pressenti, en cas de victoire, pour être le nouveau premier adjoint, avec l’assurance que son mentor se retirerait au bout d’un an – c’est du moins ce que notre Iznogoud espère ; devenant ainsi calife à la place du calife.

Un bon coup pour CORNILEAU, qui rejoue le rôle brillamment interprété par Francis ROUX en 2014, et qui, quoi qu’il arrive, siégera donc au prochain conseil municipal, ce qui était encore loin d'être acquis dimanche dernier...

Mais c'est peut-être en revanche un très mauvais calcul pour notre professeur agrégé d’économie ?

Tout d’abord, parce que Jean-Pierre GIRAN dévie de son cap en renonçant à ses convictions anti-RN ; fusionnant avec un candidat qui réclamait pourtant pour cette campagne la double investiture RN-UDR et dont la liste finalement « sans étiquette » a tout de même été classée d’extrême droite par la Préfecture, excusez du peu.


Le futur premier adjoint se fait dédicacer
un livre prémonitoire d'Eric ZEMMOUR 

Ensuite, parce qu’un rapprochement avec MASSUCO et ses 15,93 % semblait plus naturel (et surtout plus rentable en nombre de voix).

Enfin et surtout car, car sur l’échiquier politique local entre GIRAN le LR modéré et CORNILEAU le Ciottiste, il y avait pourtant une pièce intermédiaire, Véronique BERNARDINI, tendance Retailliste.

Nicolas MASSUCO était donc plus proche de ses idées centristes, ce que l’édile n’a d’ailleurs pas manqué de faire remarquer à plusieurs reprises pendant la campagne, coupant ainsi l’herbe sous le pied du jeune avocat se réclamant sans étiquette.

Bref, on se retrouve avec un scénario qui ressemble furieusement à la fusion POLITI-SEEMULLER-PORTUESE de 2020, une alliance à l’époque improbable – contre nature diront certains – qui n’avait d’ailleurs convaincu personne : ni les électeurs de POLITI qui avaient préféré voter GIRAN plutôt que pour un Macroniste, ni ceux de SEEMULLER, qui avaient fui la droite dure – incarnée selon eux par POLITI – comme la peste.

Cette fois, le grand bénéficiaire de toutes ces intrigues pourrait bien être Véronique BERNARDINI qui doit en ce moment boire du petit lait. Car dans le grand écart réalisé actuellement par GIRAN ; les voix de CORNILEAU risquent de filer un peu chez RN, un peu chez BERNARDINI, et très peu finalement chez l’ancien maire.

Et dimanche soir, malgré toutes ses intrigues, Jean-Pierre GIRAN pourrait bien se retrouver le bec – et le reste – dans l’eau… de son lavabo.

Logiquement, on devrait donc tirer dans 5 jours un trait sur la Giranie (et par voie de conséquence sur l’Atlanie) et certains dossiers risquent fort de remonter alors à la surface, comme le CCN, la Villa Noailles ou bien encore les fameux narco-employés municipaux, du moins faut-il l’espérer avec la présence sur la liste de Véronique BERNARDINI de l’ancien commissaire de police, Dominique NIVAGGIOLI, et de l’ancien responsable varois de l’association ANTICOR, Frédéric BERTRAND.

D’ici là, sans doute faut-il s’attendre encore à quelques surprises dans cette région qui nous est chère et où les arcanes de la politique ressemblent, hélas, plus souvent… à des arnaques.


Le nouveau tome des aventures de Caroline
vient de paraître aux éditions du Patriarche


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