Le Méat-Cul-Pa du Gabian Déchaîné
Une fois n'est pas coutume, nous nous devons de publier un rectificatif à notre dernier article. Par souci de transparence, mais aussi par honnêteté envers nos lecteurs.
Et puisque nous parlons d'honnêteté, précisons d'emblée que Florent BACCI, l'adjoint aux sports et aux finances que nous avions quelque peu malmené la semaine dernière, nous a appelés avec courtoisie et une bonne dose d'humour ; ce qui est suffisamment rare en politique pour être souligné.
Lors de cet échange, il a tenu à nous apporter quelques précisions sur ses propos tenus en conseil municipal lors de la présentation du Rapport d'Orientation Budgétaire (ROB).
Lorsqu'il affirme à deux reprises ne pas avoir lu le ROB, il nous a expliqué qu'il fallait en réalité comprendre qu'il ne l'avait « pas lu à voix haute » pendant la séance.
Nuance !
Dans ces conditions, nous reconnaissons bien volontiers qu'il peut arriver, dans le contexte particulier d'un conseil municipal, d'utiliser le verbe « lire » plutôt que l'expression plus précise « faire lecture » ou bien encore « lire à haute voix ». Une subtilité sémantique qui, en l'espèce, change effectivement la portée de la phrase.
C'est donc l'occasion de faire notre méat-cul-pa.
Un vrai, hein. Pas un méat-cul-pa du bout des lèvres.
Pas le genre de ceux qui nécessitent 52 pages d'explications pour démontrer, en mode Caliméro après une sévère déculottée électorale, que la faute incombe successivement aux électeurs, aux réseaux sociaux (merci au passage pour la publicité bien involontairement faite à notre blog), aux planètes mal alignées et, accessoirement, à tout le monde sauf à soi-même.
Non, au Gabian Déchaîné, nous assumons nos écrits et surtout nos erreurs. Nous sommes faillibles et pouvons donc nous tromper puisque nous ne sommes évidemment pas des ROB-ots.
Dont acte : Florent BACCI avait bien lu le ROB avant le conseil municipal et nous remercions l’intéressé d'avoir pris le temps de nous contacter à ce sujet.
Reste néanmoins une dernière petite question qui nous taraude...
Si le ROB avait effectivement été lu à haute voix lors de ce fameux conseil municipal, peut-être que cela nous aurait offert quelques moments cocasses, tant le document apparaît dithyrambique à l'égard de la gestion de l'ancienne municipalité ?
Mais nous en resterons là, afin de ne pas vous BACCIner davantage avec toute cette histoire...

