À 79 ans, toujours vert, il garde le cap
Dans son discours inaugural, manifestement inspiré par l'esprit des lieux – l’ex magasin Pantashop, temple du prêt-à-porter devenu hélas celui du prêt-à-penser (à lire ici) – le maire a gratifié son auditoire d'une magnifique pantalonnade.
Car, malgré deux mandats jalonnés de boulettes dignes d'un mercredi midi dans un restaurant IKÉA (on vous laisse parcourir les archives de notre blog pour vous en convaincre...), le voilà qui annonce fièrement vouloir maintenir le cap, faisant fi de toutes les dérives et erreurs passées...
Reste à savoir si, à 79 printemps – soufflés le 9 janvier dernier – et bien qu'il nous ait déjà prouvé par l'image qu'il était encore vert, il en sera cap... ou pas cap ?
Car jusqu'ici, notre cap'tain Cock local, pourtant rompu dans la navigation en eaux troubles, s'était montré plus familier des baignoires et des lavabos que des paquebots...
D'autant plus que « maintenir le cap », en soi, ne veut pas dire grand chose quand on sait que des caps, en fait, il y en a pléthore.
Certes, il a su franchir le Cap de Bonne-Espérance, empêchant la clinique éponyme de dériver vers la Crau. Mais après combien de voies d'eau ? Combien de brèches dans les métiers de santé laissés en rade ? Les hélio-marins de notre capitaine connaissent malheureusement parfaitement la chanson !
Nombreux sont nos lecteurs qui auraient sans doute préféré que notre docteur ès bétonnisation mette enfin le gouvernail vers Cap-Breton plutôt que de maintenir celui de Cap-Béton, sans sonar, ni marche arrière.
D'ailleurs, notre Saint-Cyrano (lire ici) parle-t-il vraiment de cap... ou bien de péninsule ?
Poursuivra-t-il ses caps-rices comme à l’Espace 3000, où l'édifice – dont le budget a flambé presque aussi vite que la clinique – évoque pour l'instant davantage le sarcophage de Tchernobyl qu'un complexe sportif ?
À moins qu'il ne s'agisse du Sarko-phage de Toutânbéton...
Le 22 mars prochain, au soir du second tour, nous saurons si les hyérois laissent Jean-Pierre Giran continuer à aller tout droit – dans ses bottes – ou si, au contraire, le maintien du Cap(ri), c'est fini !
L'avantage d'avoir choisi Pantashop, c'est que s'il se prend une veste, il pourra alors aller se rhabiller de pied... en cap.
Mais, avant de conclure cette série de blagues cap-illotractées, sur fond de dérive et de lent naufrage municipal, posons nous la seule vraie question : lorsqu'il parle de cap, notre amateur de selfies ne penserait-il pas tout simplement... à celui d’Agde ?


