Le Conseil Municipal des Enfants

En cette période de rentrée scolaire, intéressons-nous cette semaine au Conseil Municipal des Enfants ; instance calquée sur celle des adultes dont le double objectif est de faire participer les jeunes à la « vie de la cité » tout en les initiant aux bases du dialogue civique et démocratique.



Mis en place dans plusieurs communes de l’agglomération (Le Pradet, la Garde, La Valette du Var,…), ce conseil municipal des enfants fût également créé à Hyères en 2014 par la nouvelle municipalité.



Conseil Municipal des Enfants à la Valette du Var


Les jeunes élus du Pradet

 

Constitué des délégués de classe de CM2 de plusieurs écoles hyéroises, le conseil était convoqué une fois par an. Après une visite guidée de la mairie et une présentation des institutions et du principe de vote, les jeunes élus prenaient ensuite place dans l’enceinte du conseil municipal où ils pouvaient alors soumettre au maire et au service Education Jeunesse toutes les idées et les questions qu’ils avaient recueillies auprès des écoliers hyérois.


Parmi les sujets abordés, on retrouve pêle-mêle la problématique de l’érosion de la route du Sel ou bien encore un projet de livret pédagogique intitulé « l’arche de la Méditerranée » que les enfants de l’école élémentaire Guynemer avaient conçu sous forme de quizz, de jeux et de guide des bons gestes écoresponsables à l’attention des enfants et des touristes.



Elaboré en partenariat avec le parc national de Port-Cros, ce livret, qui reçut les félicitations du photographe et écologiste Yann Artus Bertrand, ne rencontra pourtant pas le même succès du côté municipal et son tirage demeura confidentiel ; seulement 80 exemplaires furent en effet imprimés par les services municipaux pour le festival Galathéa sur le monde marin.


Peut-être fallait-il déjà y voir les prémices d’une exaspération de la part de notre premier magistrat à l’égard des propositions de ce conseil municipal « pour de faux » où les gamins effrontés ont encore, à cet âge-là, la fâcheuse tendance à confondre politique et écologie ?


Nos chères têtes blondes, peu coutumières de la langue de bois, émaillaient peut-être trop souvent le débat de très vilains gros mots tels que protection de l’environnement, changement climatique ou bien encore biodiversité ?


Toujours est-il que toute cette opération de communication municipale savamment orchestrée pris fin trois ans plus tard dans l’indifférence la plus totale ; chacun pouvant ainsi retourner à ses priorités…


Probablement frustrés que leurs propositions en matière d’environnement aient été purement et simplement éludées, souhaitons que certains de nos apprentis politiques ne s’inspirent pas de cette manière assez singulière d’exercer la démocratie, qui ne souffre aucune contestation.


Car, sinon, ils risqueraient bien, dans le cadre de leurs futurs mandats électifs, de se transformer en véritables tyrans (avec un grand G).

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