Clap de fin pour GIRAN plage ???

Telle la houle, les affaires d’attributions litigieuses de lots de plages reviennent régulièrement s’échouer sur les bancs des tribunaux varois.

A Saint-Cyr sur mer, une première vague a déferlé en janvier 2021 ; condamnant le maire, Philippe BARTHELEMY, pour délit de favoritisme envers deux sociétés de restaurants de plages dont celle du fils de Jean-Pierre GIRAN qui avait obtenu, par on ne sait quel heureux hasard, l’excellente note de 20/20 malgré un dossier de candidature incomplet (lire à ce sujet un de nos précédents articles).

La commune avait été condamnée par le tribunal correctionnel de Toulon à verser 15 000 € d’amende tandis que le maire tout déconfit (d'intérêts) écopait quant à lui de 15 000 € avec sursis.

Le 29 août dernier, une nouvelle lame de fond s’abattait cette fois-ci sur la cour administrative d’appel de Marseille qui devait statuer sur l’annulation de l’attribution des dites concessions de plage.

En effet, grâce à un savant mille-feuille législatif typiquement français, le tribunal correctionnel ne pouvait pas annuler l’attribution du lot de plage de Maxime GIRAN, malgré le fait qu’il ait condamné dans ce même dossier le maire de Saint-Cyr sur mer pour favoritisme aggravé.

Il restait donc à la cour d'appel de Marseille de se prononcer et le jugement vient de tomber le 14 septembre dernier, sans tsunami, vaguelette ni même le moindre clapotis dans la presse ; annulant le lot de plage de Maxime GIRAN et condamnant la commune à verser près de 85 000 € aux plaignants (avec une astreinte de 500 € par jour qui fait déjà monter la facture à plus de 102.000 € à ce jour).

Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, nous direz-vous ?

Philosophiquement, peut-être mais judiciairement beaucoup moins puisque, même si les magistrats ont annulé la concession de plage, c’est uniquement sur l’exercice 2015-2021 qui, depuis, vient d’être attribuée pour 6 ans à….  Maxime GIRAN, vous l’aurez sans doute deviné. 

C’est donc une victoire à la Pyrrhus pour les époux BALDISSAR, anciens délégataires lésés, mais également un camouflet pour la Justice puisque, après six longues années de procédure et de dispendieux frais judiciaires, l’heureux « nouveau » délégataire (jusqu’en 2028) s’en tire à très bon compte puisqu'il est reconduit et n'aura même pas à payer les dommages et intérêts aux plaignants. 

Ça, ce sera aux Saint-Cyriens de le faire !!! 

Et la même chose risque bien de se produire aussi à Hyères où les rebondissements judiciaires de l’affaire « Côté Mer » n’en finissent plus de défrayer la chronique judiciaire depuis 2015. 

Là, l’affaire est un peu moins bien emmanchée puisque, contrairement à Saint-Cyr sur mer, le volet pénal se fait cruellement attendre depuis plus de 5 ans malgré des perquisitions en mairie en janvier 2017, l’audition d’une vingtaine de personnes (dont le maire et plusieurs de ses adjoints) de décembre 2017 à octobre 2018 puis, plus récemment en novembre dernier l’audition de la gérante du « petit bain », et du maire d'Hyères par le nouveau juge d’instruction marseillais ; le précédent ayant été rattrapé par la retraite avant de parvenir à boucler cet interminable dossier. 

D’après des sources proches de l’enquête, le maire ne serait d’ailleurs plus entendu dans cette affaire en tant que simple témoin, sans que nous arrivions à savoir précisément s’il est maintenant placé sous le statut de témoin assisté ou directement mis en examen…

Là encore, une condamnation aura-t-elle lieu avant qu’elle ne serve finalement plus à grande chose ?


Car le renouvellement des concessions de plages hyéroises est en cours et si, comme la cavalerie, la Justice venait une nouvelle fois à tarder, il y a fort à parier que les mêmes concessionnaires (ou quelqu’un des leurs) seraient reconduits au « petit bain » malgré de forts soupçons de favoritisme dans ce dossier, sur fond de jeux libertins et de conversations téléphoniques croustillantes, comme nous le confiait en off une des personnes chargées de l'enquête à Marseille ; notre sémillant septuagénaire de maire démontrant dans les écoutes téléphoniques réalisées par la police judiciaire sur sa ligne portable de l'Assemblée Nationale que, bien avant son sexfie de début d'année, il avait déjà l'habitude de commu-niquer avec la future délégataire (Marie MAESTRACCI BARBIERI Ndlr) de manière plutôt coquine, c'est le moins que l'on puisse dire..

Toute la difficulté dans cette affaire n'est pas de savoir s'il y a bien eu des relations sexuelles entre adultes consentants mais plutôt d'arriver à déterminer si celles-ci interviennent avant (auquel cas, il s'agit de corruption) ou après (auquel cas, c'est un banal adultère) l'attribution du lot de plage à la femme légitime d'un ancien trafiquant de drogue et d'armes international ; elle-même ex-gérante d'un haut lieu du libertinage à Grimaud (le Château Rose pour les connaisseurs) où certains de nos hommes politiques locaux avaient leurs habitudes et où ils savaient pouvoir se livrer en toute discrétion à ces jeux érotiques que ces Messieurs (et parfois Madame) M.

Voltaire disait qu'un jugement trop prompt est souvent sans justice.

Mais un jugement trop tardif pourrait-il l'être davantage ???

Vous avez quatre heures, on ramasse ensuite les copies…

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