Le Clan du Saint-Cyrien : Partie 1

Notre histoire commence à Hyères en 2015 lors du renouvellement de la concession de plage du restaurant « Côté Mer » qui, souvenez-vous, avait défrayé la chronique à l'époque.

Contestée devant le Tribunal Administratif  de Toulon par le précédent concessionnaire, le mannequin Marc Le ROY, l’attribution de ce lot de plage à la fille d'une des figures locales du monde de la nuit, Paul URSINI (propriétaire de plusieurs discothèques sur Hyères et la Londe), fut annulée en avril 2015, en raison notamment d'un faux document qui s'était malencontreusement glissé dans le dossier de la candidate.

Déboutée, Léa URSINI dû rapidement trouver un plan B et ouvrit donc son restaurant éponyme en face de la Base Aéronavale, où Jean-Pierre GIRAN prit rapidement ses habitudes (il y a en effet organisé à plusieurs reprises ses vœux aux adhérents de l’association « les Amis du Maire » puis, plus récemment, y a organisé un meeting électoral le 10 février 2020).

Mais l’affaire n'en était pas terminée pour autant puisque la concession annulée a ensuite été attribuée à la société « Le Petit Bain » gérée par Marie MAESTRACCI épouse BARBIERI.

Après la fille d’une figure du Milieu varois (c'est ainsi que le journaliste Paul CARION décrit Paul URSINI dans son livre « Opération mains sales »), c’était maintenant au tour de l'épouse de Fabien BARBIERI, fiché au grand banditisme, d’être choisie pour ce lot de plage.

Le pédigrée de ce toulonnais d’origine corse, nouveau parrain du Var selon le journal « Libération », est éloquent. Arrêté en 2007 pour trafic de drogue, les policiers ont en effet perquisitionné dans son garage de la Valette du Var des grenades, des détonateurs, des perruques, cagoules et gilets pare-balles, 13 Kalachnikov, 2 pistolets mitrailleurs, 25 pistolets automatiques, 118 kilos d'explosifs et, excusez du peu, 4 lance-roquettes (lire ici l’article du journal Libération du 17 septembre 2007).

Egalement attaquée par Marc Le ROY, l’attribution de ce lot de plage a été annulée en avril 2016 par le Tribunal Administratif de Toulon mais le Conseil d’Etat a finalement cassé ce jugement le 17 octobre 2016 et la société « Le Petit Bain » exploite depuis les lieux.

Pour ceux qui découvrent notre blog, ce n’est malheureusement pas la première fois que nous lançons l'alerte sur l'attribution de lots de plage hyérois à des proches du grand banditisme (lire notre article ici) et, qu'étrangement, les statuts des sociétés sont bien souvent déposés par les mêmes avocats, les plans conçus par les mêmes architectes, le carrelage par les mêmes fournisseurs, les travaux par le même plombier, etc...

Et nous avons d'ailleurs de bonnes raisons de penser, qu'après le « Petit Bain » et le « Sao Praia », d'autres établissements balnéaires hyérois sont également sous contrôle de la mafia locale qui avait pourtant presque disparu depuis l'assassinat de Yann PIAT mais qui semble bien réapparaitre de manière décomplexée depuis maintenant près de 10 ans.


Nous exagérons ? Lisez donc plutôt attentivement ce qui suit...

Suite au dépôt de plainte de Marc Le ROY  à la SRPJ de Marseille, une enquête préliminaire a mis en évidence des soupçons de favoritisme et d’association de malfaiteurs, qui déboucheront le 20 octobre 2016 sur une commission rogatoire avec notamment la mise sur écoute de Marie et Fabien BARBIERI.

Lors de ces écoutes, les enquêteurs intercepteront des conversations pour le moins équivoques entre Marie MAESTRACCI BARBIERI, ancienne gérante d'une boîte de nuit échangiste « Le Château Rose » à Grimaud, et un vieux monsieur à la voix grave que, faute d’identification à ce stade de l’enquête, les policiers appelleront dans les transcriptions des enregistrements sous le nom de « X Homme (voie âgée profonde) ».

Voici un extrait de leurs nombreux échanges, daté du 25 octobre 2016.

- Marie : Allo !

- X Homme (voie âgée profonde) : Oui, ça va ?

- Marie : Oui, et toi ?

- X Homme (voie âgée profonde) : Ça va, ça va, je suis à Paris, là.

- Marie : Ah, tu es à Paris, là.

- X Homme (voie âgée profonde) : Alors, jeudi soir, on vient au Lido (le restaurant toulonnais situé au Mourillon Ndlr)

- Marie : Et ben, j’ai cru comprendre, j’ai cru comprendre. Ben, de toute manière, je te verrai pendant la réunion parce que je viens à la Garde (il s’agit vraisemblablement du meeting d’Alain Juppé Ndlr).

- X Homme (voie âgée profonde) : Okay, ça va.

- Marie : Donc je te verrai, mais bon, je serai pas à ta table.

- X Homme (voie âgée profonde) : Et ouais, c’est sûr, c’est sûr, mets-toi sous la table….

- Marie : Ah tiens, celle-là d’histoire, elle est pas mal. Avec les talons et la robe, ça va pas être triste, remarque.

- X Homme (voie âgée profonde) : Bon, oui. Pour les chèques (la caution réclamée par la commune Ndlr), écoute, j’en sais rien mais de toute façon, on n’est pas obligés de l’encaisser tout de suite, hein ?

- Marie : Ben, c’est ce que je pensais parce si tu veux, moi ça fait partie de mon pécule si tu veux, que j’ai mis de côté. Je dois avoir à peu près entre 50 et 60 000 € sur mes comptes.

- X Homme (voie âgée profonde) : Mais, la banque, tu l’auras bientôt, là.

- Marie : Ah, oui, oui.

- X Homme (voie âgée profonde) : Écoute, quand on prendra rendez-vous, tu nous expliqueras et on verra.

Un peu plus tard, dans la méme conversation.

- X Homme (voie âgée profonde) : Qu’est-ce que je veux dire ? Quand est-ce qu’on fête cette affectation-là ?

- Marie : Ah, bien bientôt. Faudrait quand même y penser.

- X Homme (voie âgée profonde) : Moi, j'ai envie de te faire l'amour, oh !

- Marie : [rires] Ca y est, c'est reparti !

- X Homme (voix profonde âgée) : Quoi, c'est reparti ?

- Marie : Tu me fais sourire, j'adore.

- X Homme (voie âgée profonde) : Mais, pourquoi je te fais sourire ?

- Marie : Mais, j'aime bien, j'aime bien parler comme ça.

- X Homme (voie âgée profonde) : Mais, alors quand ?

- Marie : Mais, je sais pas.

- X Homme (voie âgée profonde) : Quoi, t'as pas envie ?

- Marie : Pas tout de suite, là.

- X Homme (voie âgée profonde) : Pourquoi, pas tout de suite ?

- Marie : Parce qu'il me faut du temps moi pour que je me... Je suis pas un homme, moi, je suis une femme et cérébrale en plus, donc ça marche pas comme ça.

- X Homme (voie âgée profonde) : Ah, tu vois, tu m'as tourné en bourrique là, hein.

- Marie : Pourquoi faire, je t’aurais tourné en bourrique ? Ça m'apporte quoi ? Ça m'apporte rien de te tourner en bourrique, enfin !

- X Homme (voie âgée profonde) : Heu, heu, hum.

- Marie : Non, franchement !

- X Homme (voie âgée profonde) : Non, non, mais putain, j'ai envie, Merde !

- Marie : Ça, j'ai bien compris ! Mais, on va laisser passer le temps et au fur et à mesure, tu verras peut-être que ça se fera, faut rien précipiter.

- X Homme (voie âgée profonde) : Le temps...

- Marie : On a la vie devant nous, quand même.

- X Homme (voie âgée profonde) : Ben, attends, la vie, tu rigoles ! La vie est courte.

- Marie : Oui, ça, je suis d'accord avec toi.

- X Homme (voie âgée profonde) : Moi je crois qu'il faut faire un essai et puis après ben, on...

- Marie : Non, ça marche pas comme ça.

- X Homme (voie âgée profonde) : Comment, ça marche pas comme ça ?

- Marie : Toi, je t'adore mais ça marche pas comme ça. On se découvre au fur et à mesure… Regarde, il y a de moins en moins de gêne, et ça, j'adore. Non, j'ai raison ou pas ?

- X Homme (voie âgée profonde) : Ben écoute, il n'y en avait pas du tout, l'autre fois quand on se parlait, hein ?

- Marie : Ah ben non, il n'y en avait absolument pas. Ouais, mais bon, t'étais dans le même état que moi et j'étais voilà, bon... On s'est régalés ! C'était bien, même si c'était virtuel, c'était bon.

- X Homme (voie âgée profonde) : Bon, maintenant, il faut passer de la virtualité à la réalité.

Marie : Oh, pétard ! De toute manière, on se voit bientôt.

- X Homme (voie âgée profonde) : Bon, fais moi plaisir ! Fais moi plaisir !

- Marie : Attends, attends.

- X Homme (voie âgée profonde) : Fais moi plaisir !

- Marie : Attends, laisse faire les choses. Laisse moi un peu avancer de mon côté et après je te garantis, on va plus se lâcher de toute façon.

- X Homme (voie âgée profonde) : Il ne s'agit pas de ne plus se lâcher, j'ai envie de te prendre un peu. Tu vois comment… Te prendre... dans mes bras !

- Marie : On verra tout ça.

- X Homme (voie âgée profonde) : T'as pas envie ?

- Marie : Pas tout de suite, pas tout de suite. Là, je suis sur ma petite bulle, j'avance dans mon truc, mon boulot, je suis contente et les choses se feront... Ça arrivera tranquillement, d'accord ?

- X Homme (voie âgée profonde) : Bon, on se rappelle.

- Marie : Bisous

- X Homme (voie âgée profonde) : Ciao.

Le 21 novembre 2016, une réquisition judiciaire identifiera le numéro de téléphone de « X Homme (voix âgée profonde) » comme étant celui du député-maire Jean-Pierre GIRAN depuis sa ligne mobile de l'Assemblée Nationale ; numéro qu'il a toujours aujourd'hui.

Dans deux autres conversations téléphoniques, interceptées cette fois-ci entre Fabien BARBIERI et son épouse Marie, on s'aperçoit clairement que, pour nos deux complices, Jean-Pierre GIRAN est en quelque sorte le dindon de la farce.

Le 22 octobre 2016 :

- Fabien : Et le maire, le maire, il t'envoie un peu des textos ?

- Marie : Euh, oui, oui, oui.

- Fabien : Oh, putain !

- Marie : Si je réponds pas, il m'envoie par messenger.

- Fabien : Oh, putain !

5 jours plus tard :

- Fabien : Et le maire, il t'a appelée, ou quoi ?

- Marie : Euh, GIRAN ? Oui. Je l'avais bien remis à l'heure, c'est quand ? C'est la semaine dernière ! Là, il est un peu revenu encore à la charge donc je lui ai dit, écoute pff... Il m'a envoyé une photo quand il était dans l'hémicycle...

- Fabien : Ha !!!

- Marie : Alors moi, si tu veux, je prends tout à la dérision, à la rigolade, j'ai dit mais, tu vois, des trucs drôles quoi.

- Fabien : Ouais.

Ah, les fameux Sextos !!! C’est précisément parce que nous connaissions depuis longtemps leur existence (qui en ont d'ailleurs fait rigoler plus d'un à la PJ de Toulon et de Marseille) que nous n’avons jamais cru un seul instant à l’hypothèse d'un piratage de la page Facebook officielle de Jean-Pierre GIRAN, le 2 janvier 2022. Connaissant bien notre lascar, nous avons, au contraire, toujours soutenu une autre version, beaucoup plus crédible (lire ici le précèdent article à ce sujet), pour justifier l'apparition sur les réseaux sociaux du « nude selfie » de notre Benjamin GRIVEAUX, version bidet lavabo : le syndrome du doigt palmé également connu sous le nom de gros pouce qui dérape.



Par respect envers nos lecteurs,
 nous avons ajouté sur cette photo
les étoiles et l'émoticon

Parmi les hypothèses qui ont circulé sur l’identité présumée du destinataire de ce sexfie, on retrouve pêle-mêle son petit-fils à qui il aurait apparemment voulu montrer l'efficacité de son nouveau régime DUKAN (cette version, que le proche entourage du maire a tout de suite fait circuler en contrefeu, est toutefois mise à mal par l’absence de slip du premier magistrat), une autre candidate à une DSP sur qui notre insatiable édile aurait également jeté son dévolu, une employée de mairie en mal d’ascenseur social, à Doctolib pour une consultation dermatologique à 22 heures, à Jean-Pierre BLANC pour sa prochaine exposition photo au MUCEM sur le thème du nudisme sur l'île du Levant ou bien encore un casting pour un nouveau film tiré de l’œuvre de REISER.

Malheureusement, on ne saura sans doute jamais à qui cette photo était réellement destinée mais, en tout cas, elle en dit long sur le personnage… Combien d’entre vous ont en effet ce type de photo sur leur téléphone ?

Une autre conversation entre Marie  et Jean-Pierre datée du 25 octobre 2016 a également attiré l’attention des enquêteurs.

- Marie : Allo !

- X Homme (voie âgée profonde) : Ouais, je te dérange ?

- Marie : Allez vas-y, je t'écoute.

- X Homme (voie âgée profonde) : Je te dérange alors, ça va ?

- Marie : Mais non, c'est parce que je suis avec du monde, je suis pas toute seule. 

- X Homme (voie âgée profonde) : Et bien putain, qu'est ce que je veux dire ? Ce soir tu viens toute seule ?

- Marie : Non, je suis pas toute seule ce soir, non non non non ! Là, je suis pas toute seule, je suis avec mon amie Sandra, ce soir. On a des trucs à finir pour elle.

- X Homme (voie âgée profonde) : Jusqu'à quelle heure ?

- Marie : Jusqu'à... Je sais pas  jusqu'à quelle heure, je sais pas. Après, de toute manière, je vais pas traîner car je me lève tôt demain. Donc, je te rappelle que demain matin, je vais voir mon banquier très tôt.

- X Homme (voie âgée profonde) : Oui, ben d'accord, mais grâce à qui ??? [rires]

- Marie : [rires] Ah la la, ça y est c'est reparti, là.

- X Homme (voie âgée profonde) : Ouais, putain, tu me prends pour une truffe, oh !

Pour bien comprendre leurs échanges, il faut savoir qu'à l'issue de la décision du Conseil d'Etat en sa faveur, Marie MAESTRACCI BARBIERI a dû très rapidement trouver 30 000 € afin de régler la caution exigée contractuellement par la commune, au risque de perdre alors sa Délégation de Service Public (DSP), acquise à la force du poignet.

Ici, Jean-Pierre GIRAN va une nouvelle fois visiblement bien au-delà de ses prérogatives de maire puisqu'il semblerait bien que ce soit grâce à lui, comme il le sous-entend, que la belle ait finalement obtenu son prêt bancaire.

Vous aurez sans doute également remarqué que Marie essaye ici de trouver tous les stratagèmes possibles et imaginables pour ne pas se retrouver seule face au très insistant Jean-Pierre...

A noter d'ailleurs, un moment particulièrement cocasse, à la fin de leur discussion, lorsque « le cave se rebiffe » et lui répond : « putain, tu me prends pour une truffe, oh ! ».

A ce moment-là, Jean-Pierre (69 ans à l'époque des faits) commençait-il déjà à sentir, agacé, que la belle (40 ans) ne lui offrirait peut-être finalement pas ses charmes ?

Lors de son audition dans les locaux de la Police Judiciaire de Toulon, le 25 octobre 2018, alors qu’il est interrogé sur sa relation avec Marie MAESTRACCI BARBIERI, Jean-Pierre GIRAN répondra qu’il s’agit d’ « une relation que je peux avoir avec quelqu'un qui a soumis sa candidature à la DSP ».

Cela veut-il donc dire que dans les clauses contractuelles des marchés publics hyérois, il est demandé aux futurs délégataires de services publics de pratiquer le phone-sex avec le maire, de « passer sous la table », de lui « faire plaisir » ou bien encore d'assouvir son « envie de faire l’amour » ? Tout ceci doit sérieusement fausser la concurrence...

Il enchaînera : « J'ai pu peut-être la croiser lorsque je suis allé manger au Lido ou à la Cantine à Toulon (Marie BARBIERI MAESTRACCI gérait en effet ce restaurant situé en centre-ville de Toulon et a même participé à l’émission « L’addition, s’il vous plait » sur TF1 Ndlr) sans savoir de qui il s'agissait. Jusqu’à très récemment, je me demandais même si elle ne m'avait pas menti en mettant MAESTRACCI plutôt que BARBIERI ».

Jean-Pierre GIRAN niera farouchement l’avoir favorisée lors de l’attribution de la DSP puis, aux enquêteurs qui voulaient savoir s’il lui avait fait des avances, il répondra simplement qu' « on a pu avoir des contacts sympathiques mais je ne lui ai jamais fait d'avances ».

Jamais d'avances ? On n'ose même pas imaginer ce que ça doit être quand notre bon maire est vraiment entreprenant...

En décembre 2021, Jean-Pierre GIRAN et Marie Dominique MAESTRACCI BARBIERI seront placés sous le statut de témoins assistés.

Mais, aussi surprenant que cela puisse paraitre au regard de ces écoutes téléphoniques, un non-lieu sera finalement prononcé en février 2023, au grand soulagement des protagonistes (et au grand dam du contribuable vu les moyens déployés pour en arriver à ça...).

Ce non-lieu s'explique probablement par le fait que les écoutes téléphoniques n'ont commencé que 6 mois après l'attribution litigieuse du « Petit Bain » ; les 2 juges d'instruction qui se sont succédés sur ce dossier n'arrivant pas à déterminer avec exactitude si les « relations sympathiques » entre Marie et Jean-Pierre commençaient avant ou après l’attribution de la DSP. Dans le premier cas, il faut rappeler qu'il s'agit de favoritisme et de corruption passive alors que dans le second cas, ce n'est plus qu’un « simple » adultère.

L'affaire serait donc maintenant bel et bien enterrée ? Pas encore tout à fait car on vient d'assister le 16 décembre 2022 à un nouveau rebondissement pendant le conseil municipal, hyérois, lorsque ce lot de plage fut réattribué à Marie MAESTRACCI BARBIERI, seule candidate en lice.

Ce jour-là, bien qu'il soit manifestement en position de conflit d’intérêt (et toujours sous statut de témoin assisté Ndlr), le maire a effectivement bien pris part au vote de cette résolution N°21. Sans doute ne pouvait-il pas faire autrement sans dévoiler au grand jour que sa relation avec la délégataire retenue n’était pas exactement celle qu'un maire devrait avoir avec un candidat à l'attribution d'un marché public.

Car, cette fois-ci, personne ne peut plus nier que les relations entre Jean-Pierre GIRAN et la « nouvelle » délégataire ont bien commencé avant la (ré)attribution de la DSP...

Mais, puisque aucun postulant n’a été suffisamment courageux (ou inconscient) pour candidater cette fois-ci pour ce lot de plage face aux sulfureux époux BARBIERI, il n’y aura donc pas de recours administratif, ni de dépôt de plainte qui pourrait éventuellement remettre en question la légitimité de cette nouvelle attribution.

A moins qu’un procureur curieux ne décide de se pencher d'un peu plus près sur les conditions de ce vote...

Toujours est-il que dans cette affaire, une question nous turlu(tte)pine : quelle est donc la teneur exacte de ces SMS et Messenger échangés par le maire avec des proches du grand banditisme ? Et, s'ils sont compromettants, comme nous avons de bonnes raisons de le croire, Jean-Pierre GIRAN ne pourrait-il pas être maintenant l'objet de chantage et de tentatives d'extorsion de la part du Milieu varois ?

Compte tenu de ces révélations et à seulement quelques jours de l’élection du prochain président de la Métropole qui pourrait bien être le maire d'Hyères puisqu'il est officiellement soutenu par l’ancien maire de Toulon, nous nous demandons si le système GIRAN vaut finalement réellement mieux que le système FALCO ?

Le « Frigo de FALCO » serait-il plus symptomatique des dérives politiciennes locales que le « Petit Bain de GIRAN » ?

Rien n'est moins sûr !

En tout cas, une chose est certaine : les 300 000 € de préjudice chiffrés par le journal MEDIAPART dans le cadre du « Frigo de FALCO » prêtent à sourire quand on voit par exemple le montant des surfacturations de certains marchés publics hyérois (jusqu'à 1 million d'euros pour l'un d'entre eux).

Aujourd'hui, de nombreuses questions se posent sur l'entourage opaque qui gravite autour de Jean-Pierre GIRAN et plus particulièrement sur l’influence exercée par Roland ATLAN, son chauffeur « bénévole » soir et week-end, plombier de son état le restant de la semaine et franc-maçon à ses heures perdues dans une loge affairiste bien connue de nos lecteurs. Celui dont l'entreprise HPC est curieusement devenue quasiment incontournable sur de nombreux chantiers de construction hyérois et que les enquêteurs de la Police Judiciaire de Toulon suspectent également, comme ils l’écriront d'ailleurs dans leurs conclusions, de « faire le lien entre la municipalité et le milieu du grand banditisme local ».

Mais, rassurez vous, nous y reviendrons en détail dans le second volet de notre reportage sur le « Clan du Saint-Cyrien ».

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